MYTHES et REALITES sur la CAA – AAC

CAA auprès de bébés
CAA auprès de bébés

Cet article nous a paru intéressant car il propose un aperçu de quelques mythes qui entravent l’intégration et l’utilité de la CAA dans les interventions précoces et les réfute. Il analyse aussi les réalités à prendre en compte quant à la mise en place d’accompagnements et soutiens de la CAA chez le très jeune et jeune enfant.

Un mythe se définit comme:
« Croyance largement répandue, mais qui est erronée » (Oxford 2002)

Il est inspiré du livre :  » Infants & Young Children« , Vol. 18, No. 3, pp. 174–185
© 2005 Lippincott Williams & Wilkins, Inc.

MaryAnn Romski,
MaryAnn Romski,

Traduction française : Nicolas BEC
Communication Améliorée et Intervention Précoce, Mythes et réalités

D’après l’orthophoniste Mary-Ann Romski, PhD, CCC-SLP et la psychologue Rose A. Sevcik. PhD

 

Dans cet article un Tableau composé de 6 Mythes sur l’utilisation de la CAA est proposé.
Ensuite chacun des 6 Mythes est développé.

Mythe 1 La CAA est un « ultime recours » dans l’intervention orthophonique.
Mythe 2 La CAA freine ou empêche le développement futur du langage oral.
Mythe 3 L’enfant doit montrer certaines compétences pour pouvoir bénéficier de la CAA.
Mythe 4 Les appareils de CAA à synthèse vocale sont destinés uniquement aux enfants ayant des
capacités cognitives intactes.
Mythe 5 L’enfant doit avoir un certain âge pour bénéficier de la CAA.
Mythe 6 Il existe une hiérarchie représentationnelle des symboles qui va des objets jusqu’aux mots
initialement écrits (orthographe traditionnelle).

Chaque semaine qui va suivre j’en développerai chaque fois un.
Ainsi nous aurons, durant 6 semaines, un rendez-vous fidèle!

Aujourd’hui je vais vous résumer le Mythe n° 1

Mythe 1 : La CAA est un « ultime recours » dans l’intervention orthophonique

Lors de l’apparition de la CAA comme stratégie d’intervention, elle a été considérée comme « ultime recours », à n’utiliser que lorsque toutes les autres options du développement du langage avaient été épuisées.

En 1980, Miller et Chapman ont plaidé en faveur d’un certain nombre de règles, dont une indiquait qu’on devait envisager l’utilisation de la CAA si la parole ne s’était pas développée à l’âge de 8 ans (Miller et Chapman, 1980).

Depuis cette époque, des données complémentaires sont apparues pour modifier ces règles précédemment établies. La mise en place de la CAA ne doit pas dépendre du fait qu’un enfant échoue à développer le langage ni être considéré comme un ultime recours, car la CAA peut jouer plusieurs rôles dans le développement précoce de la communication comme décrit précédemment (Cress & Marvin ,2003 ; Rachel Bueckelman & Light ,2002).

En réalité, il est primordial que la CAA soit introduite avant toute défaillance de communication.

Cette nouvelle approche implique que la CAA ne se destine pas seulement à l’enfant plus âgé qui n’a pas acquis le langage oral, mais aussi au jeune enfant dans la période d’acquisition des premières compétences de communication et de langage, afin d’anticiper toute défaillance dans le développement de la communication et du langage.

Au bout des 6 semaines, je vous transmettrai le lien vers l’article complet!
A la semaine prochaine pour le mythe n°2!

Excellente lecture à toutes et tous !
Maryse Campagna