MYTHES ET REALITES 4 SUR LA CAA

Les Mythes et réalités sur la Communication Alternative et Intervention Précoce.

D’après l’orthophoniste Mary-Ann Romski, PhD et la psychologue Rose A. Sevcik, PhD.

 

Mythe 4 : Les appareils de CAA à synthèse vocale sont destinés uniquement aux enfants ayant des capacités cognitives intactes.

 

Les capacités cognitives qu’un jeune enfant démontre lors d’une tâche pendant l’intervention peuvent aller de l’absence manifeste de troubles cognitifs à des troubles cognitifs sévères. Un autre mythe en lien avec le troisième concerne l’utilisation des appareils à synthèse vocale.

Auparavant, les outils de CAA informatisés étaient souvent restreints par les professionnels aux enfants ayant des facultés cognitives intactes, et ce pour deux raisons principales. La première, les appareils étaient coûteux et l’on argumentait que cette dépense ne devait être engagée que pour les enfants qui pouvaient « vraiment tirer parti » de ces appareils (Turner, 1986). La seconde, les appareils informatisés nécessitaient souvent des capacités cognitives assez complexes pour les faire fonctionner et n’étaient ainsi délivrés qu’à ceux qui pouvaient en faire preuve. Ni l’une ni l’autre de ces deux raisons n’est vraie aujourd’hui. Les avances technologiques concernant les appareils de CAA ont offert de nombreuses options pour le jeune enfant. Aujourd’hui, il existe un vaste choix d’appareils de CAA qui parlent, allant de la technologie simple et économique (comme un simple contacteur) aux systèmes les plus complexes qui donnent accès à un langage élaboré et au développement des compétences en littératie. Ce large éventail d’options comprend des appareils allant du peu coûteux (moins de 100€) au plus onéreux (environ 10 000€ ou plus). Ces appareils très récents sont souvent très faciles à utiliser et peuvent permettre d’introduire la CAA à de jeunes enfants. L’appareil de CAA est simplement un outil, un moyen au service d’une fin – la mise en place du langage et de la communication – et non une fin en soi. Avoir une voix et pouvoir s’exprimer dès le plus jeune âge peut favoriser l’estime de soi, mais aussi la communication.

A la semaine prochaine pour le mythe 5 !

L’équipe COMALSO