Cahier de vie

des arguments pour utiliser les carnets de vie

« LES CHEMINS DE LA MEMOIRE »

Marielle Lachenal vient de lire ce livre, écrit par Eustache et Desgranges et elle nous partage ce qu’elle en a retenu.

Il explique les différents types de mémoires que nous possédons (mémoire de travail, sémantique, épisodique, autobiographique, perceptive et procédurale).Nous pouvons nous rendre compte que la mémoire est complexe et se développe depuis notre naissance à l’adolescence. Nous prenons conscience grâce à ce livre que ce qui est parfois « reproché » aux enfants ou adultes handicapés sont des difficultés simplement liées au développement de la mémoire chez l’enfant.

Mais j’y ai surtout trouvé de quoi nourrir mon obsession des cahiers de vie.
Je vous cite quelques extraits du livre:
« La récupération d’un souvenir implique un voyage mental dans le temps; l’individu prend conscience de sa propre identité et de son existence dans le temps qui va du passé vers le futur.

L’absence de Mémoire épisodique engendre une impression de vide sans retour vers le passé, ni de projection vers le futur.

La conscience du souvenir n’est autre que la conscience de soi.

De nombreuses recherches montrent l »effet bénéfique du langage« .
Le développement langagier permet à l’enfant de prendre conscience que les représentations élaborées à partir des expériences passées forment les souvenirs ».
« L’ensemble de ces mémoires constitue la mémoire du self et lui confère l’énergie qui fait que l’individu se tourne vers le futur ou simplement perd la vie ».

Donc il faut faire des cahiers de vie, pour que l’enfant/la personne puisse raconter et ainsi tisser des connections entre les neurones qui encodent le souvenir. Ce qui veut dire que pour se souvenir, il faut avoir les mots dans sa tête. Donc rédiger les cahiers de vie avec les mots que l’enfant aurait dit s’il avait pu. Ce qui veut dire qu’il faut donner du langage aux enfants pour leur permettre de se souvenir.

Nous y apprenons également que la mémoire perceptive / sensorielle est développée très tôt chez l’enfant tout petit, bien avant les autres mémoires. Il faut donc enrichir nos cahiers de vie avec des détails sensoriels afin de faciliter les rapports. Chez les personnes avec un polyhandicap, nous devons mettre en place des boîte de conversation, de trésor et qui sentent bon pour activer le toucher, le plaisir et s’en souvenir afin de construire sa pensée.

Le chant développe la mémoire procédurale. Il faut donc développer les chants et les signes. Apprendre des chants peut servir d’ultime rempart contre l’isolement.

La mémoire prospective est la mémoire des activités à réaliser dans le futur. On se souvient du passé essentiellement pour se projeter dans le futur. Donc si nous ne donnons pas d’outils nécessaires pour se souvenir du passé, on prive la personne d’anticiper et de planifier le futur.  Cette partie de la mémoire est essentielle pour les personnes autistes qui ont des grosses difficultés à gérer le temps. Sans outils pour se souvenir elles ne pourront se projeter dans le futur.

Tout enfant / toute personne doit pouvoir partager des souvenirs avec ses pairs.

Le mot final à retenir est;  FAITES DES CAHIERS DE VIE afin d’activer et d’entretenir la mémoire des personnes en besoin de communication.

Marielle Lachenal

Merci pour cet intéressant résumé plein d’arguments pour les cahiers de vie!

L’équipe de Comalso